Et si le tourisme servait vos missions ?
Le tourisme résilient et régénératif au service de l’humanitaire, solidaire et multilatéralisme
Étude de tendances et de bonnes pratiques
16 juillet 2026
Multilatéralisme, humanitaire, solidarité et coopération pour le développement : comment changer le monde avec et par le tourisme
Ce rapport analyse comment le tourisme peut être à la fois un secteur à transformer et une infrastructure mondiale à mobiliser au service du multilatéralisme, de l’humanitaire, de la solidarité, de la science, de l’environnement et de la coopération pour le développement. Il ne préconise pas de créer un « tourisme humanitaire » ou « multilatéral » : il explique comment chaque organisation peut, d’une part, traiter les enjeux touristiques relevant de son mandat et, d’autre part, utiliser les emplois, les achats, les infrastructures, les données, les marchés et les revenus du tourisme pour mieux remplir ses missions.
Le tourisme ne concerne pas seulement les acteurs du voyage : il constitue une infrastructure mondiale qui déplace des personnes, des capitaux, des compétences, des données, des récits et des débouchés économiques jusque dans les territoires où interviennent les ONG, les agences des Nations unies, les entreprises et les financeurs.
Une organisation active dans la santé, l’éducation, l’emploi, les droits humains, la biodiversité, l’eau, le climat, l’accueil des réfugiés, la paix ou le développement local peut ainsi exploiter le tourisme comme un marché de distribution, une source de revenus récurrents, un outil de mobilisation et de formation, une infrastructure de collecte de données, un levier de création d’emplois ou un moyen de financer durablement ses opérations.
L’enjeu n’est pas de transformer chaque organisation en opérateur touristique, mais d’intégrer intelligemment les flux, les compétences et les modèles économiques du tourisme à ses propres missions, ou d’aider le secteur touristique à devenir un partenaire de leur réalisation.
Cette étude montre comment passer du simple voyage comme produit consommé à des dispositifs gouvernés, mesurables et finançables, sous forme d’activité génératrices de revenus, capables de produire des connaissances, de renforcer les communautés, de restaurer les écosystèmes et de traiter aussi bien les urgences immédiates que leurs causes profondes.
Dans ce rapport sectoriel :
- 4 parties principales, complétées par une conclusion générale ;
- 23 tendances lourdes, émergentes, faibles ou contestables ;
- 5 niveaux de transformation, allant du principe de non-nuisance à la transformation des systèmes ;
- 7 briques pour construire une architecture de projet complète ;
- 8 portes de décision entre l’identification du besoin et le déploiement ;
- 20 cas internationaux analysés ;
- 35 risques sociaux, économiques, humanitaires, environnementaux, juridiques ou technologiques ;
- 3 scénarios prospectifs ;
- 3 horizons de mise en œuvre : 6 à 12 mois, 2 à 3 ans et 5 à 10 ans ;
- 30 recommandations finales ;
- 10 conditions définissant une contribution touristique légitime.
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Partie 1 — Résumé exécutif, méthodologie, diagnostic stratégique et tendances
Hypothèses de cadrage
L’étude adopte les hypothèses suivantes :
- Périmètre mondial, avec une attention particulière portée au système multilatéral, à la Genève internationale, à l’Europe, aux pays francophones et aux territoires où les flux touristiques peuvent soutenir ou fragiliser le développement local.
- Publics prioritaires : organisations internationales, agences des Nations unies, ONG, fondations, bailleurs, investisseurs à impact, autorités publiques, entreprises, destinations, universités, opérateurs de terrain et communautés locales.
- Usage du livrable : stratégie, conception de projets, recherche de financements, constitution de consortiums, développement d’activités génératrices de revenus, plaidoyer et passage à l’échelle.
- Définition large du tourisme : déplacements de loisirs, voyages éducatifs et scientifiques, tourisme d’affaires, mobilité académique, événements, visites professionnelles, séjours thématiques et expériences impliquant un hébergement temporaire hors du lieu de vie habituel.
- Principe directeur : distinguer deux démarches complémentaires :
- adresser le tourisme, c’est-à-dire traiter les enjeux sociaux, humanitaires, économiques, écologiques, sanitaires, politiques ou culturels qu’il crée, amplifie ou révèle ;
- mettre le tourisme au service d’une mission, en utilisant ses flux, ses infrastructures, ses compétences, ses revenus, ses marchés et ses capacités de mobilisation pour contribuer à sa réalisation.
- Principe de précaution : le fait qu’une activité utilise le tourisme pour soutenir une cause ne suffit pas à la rendre utile, responsable ou légitime. Toute initiative doit démontrer son utilité réelle, sa sécurité, son additionnalité, sa gouvernance et l’équité de la valeur créée.
Résumé exécutif
1. Le tourisme doit être considéré comme une infrastructure mondiale, et pas seulement comme une industrie
Le tourisme organise simultanément des flux de personnes, d’argent, de données, d’images, de compétences, de produits, de récits et de relations internationales. Il agit sur les transports, l’alimentation, l’hébergement, l’eau, l’énergie, le foncier, l’emploi, la culture, la biodiversité, la santé, la sécurité et les représentations collectives.
En 2025, les arrivées to
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